Yoon œuvre à l’insertion professionnelle des étrangers

Cette association lyonnaise vient en aide aux étrangers en recherche d’emploi, qui représente 1 chômeur sur 6. Favorisant ainsi leur insertion professionnelle et leur intégration durable dans la cité.

Tous les lundis, de 14h à 17h, les locaux du club d’échecs Chess in Lyon dans le 9e arrondissement accueillent une tout autre activité. C’est en effet là que l’association Yoon tient sa permanence gratuite auprès des étrangers en recherche d’emploi. Cette prise de contact permet de faire le point sur la situation du demandeur, l’orienter vers d’autres acteurs selon sa problématique ou lui proposer un rendez-vous avec un conseiller. Ce jour-là, Asma, médecin généraliste venue d’Algérie, cherche à intégrer un programme d’internat pour valider un diplôme et pouvoir exercer. Pour l’heure, elle est aide-soignante.

Yoon a été créée par Maïa Bourreille en 2017 pour accompagner les étrangers, qui représentent 1 chômeur sur 6, vers l’emploi. Car l’insertion professionnelle est l’une des clés de l’intégration durable dans la société. Outre la permanence gratuite, le rendez-vous individuel d’1h30 permet d’évoquer les objectifs du demandeur et envisager les actions possibles. L’association propose également des ateliers collectifs de techniques de recherche d’emploi les jeudi matins : entraînement à l’entretien d’embauche, communication en ligne, stratégies de recherche sont au programme.

Asma, médecin généraliste venue d’Algérie il y a deux ans, cherche à intégrer un programme d’internat pour valider son diplôme et pouvoir exercer. Elle est reçue par Virginie et Laurine / Photo F. H

Les adhérents peuvent bénéficier d’un accompagnement pluridisciplinaire de 3 à 6 mois. Il implique le suivi par un bénévole qui fait le lien avec les différents intervenants, d’un coaching par un professionnel rémunéré par l’association, de cours de français, d’aide à la constitution d’un réseau indispensable à la recherche d’emploi. « Le public cible sont les primo-arrivants en France, qui ont un titre de séjour. On reçoit alors des financements publics. Pour les autres types de public, l’association le finance en fonds propres », précise Manon Ropars, chargée de communication.

Des profils variés

Contrairement à ce que l’on croit, le profil des migrants est assez varié. Selon l’INSEE, 26.9% ont au un Bac+2. « C’est pourquoi, pour nous, il est primordial de les aider à trouver un emploi à la hauteur de leurs aspirations et de leurs compétences, souligne Manon. Je me souviens d’une jeune femme qui travaillait dans la gestion de projet dans son pays qui s’est retrouvée dans le maraîchage. Ce qui ne lui convenait pas du tout. »

Espoir, intérimaire, cherche un logement et reçoit les conseils d’Alexandra et Virginie / Photo F. H

Des freins périphériques comme le logement

La problématique principale, ce sont les codes sociaux que les étrangers ne maîtrisent pas, notamment sur l’importance du réseau dans la recherche d’emploi. Mais il y a aussi des freins périphériques, comme le logement, qu’il faut également lever.

Outre Maïa et Manon, l’association emploie Alexandra Panayis, responsable des opérations, en charge de la coordination des accompagnements et des ressources. Elle reçoit l’appui de 3 service civique. Et bien sûr des bénévoles. Ainsi de Virginie et Virginie, toutes deux en reconversion professionnelle et désireuses de donner de leur temps. Yoon est bien implanté dans le tissu local, en lien avec les autres structures de l’économie sociale solidaire.

En savoir plus : Yoon

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